samedi 14 mai 2011
vendredi 18 juin 2010
"La barre au centre, gouvernez comme ça"
On a un problème majeur, là.
Pas du genre qui fera des morts. Parce que bon, de toutes façons, mort, c'est écrit dans les notes de bas de page du contrat. Alors on ne va pas y revenir. Ça, c'est fait.
Majeur, c'est amusant, parce que les mineurs c'est important aussi. Les mineurs d'aujourd'hui sont les majeurs de demain. Ceux qui paieront les retraites. Pendant 50 ans de cotisation.
Problème majeur donc.
Parce que, vous voyez, la durée de vie d'une espèce (la nôtre en l'occurrence), c'est pas énorme.
La vie, au sens de cette activité biologique commune terrestre, est apparue il y a 3,8 milliards d'année.
Il y a 55 millions d'année, les premiers primates viennent voir ce qu'il y a de nouveau dans les bacs.
Ils ont fait quoi les mecs pendant 3,745 milliards d'année ? A part se prendre des pluies de météorites, des explosions volcaniques, des ères glaciaires sur le coin de l'arcade sourcilière, qu'ils avaient fort prononcée, soit dit en passant ?
Et après, il a encore fallu 48 millions d'année pour que le premier hominidé trouve que, oui, la vie sur terre valait la peine d'être vécu. Et pourtant, ils n'avaient pas d'iPad à l'époque.
Ensuite, chaque espéce d'homo a vécu 1 à 2 millions d'année.
Homo sapiens, Cro magnon en fait, est apparu il n'y a que 35 000 ans. Il lui reste donc presque tout son millionnénaire (par néoanalogie avec millénaire), soit 40 000 générations.
Et nous avons fait quoi en 1 400 générations ?
1 400... vous imaginez que, en fait, si Cro Magnon avait commencé à tenir des registres d'état civil, vous pourriez retrouvez votre arrière-arrière-...1 400 fois...-grand-mère ?
Et bien, ta mamie là, pour résoudre des problèmes dans la durée, elle a inventé la culture.
La culture, c'est la meilleure façon de transmettre des moyens de résoudre des problèmes si longtemps qu'à la fin on en oublie l'origine de tout ça.
Mais, depuis les Lumières, grosso modo 13 générations, la culture évolue et diverge en perdant de vue les problèmes dont elle nous protégeait. Je dis "la" culture en général. Mais c'est bien de chaque culture individuellement dont je veux parler.
Et c'est bien ou c'est pas bien ?
Je ne sais pas. Je m'en moque un peu, même si ces chambardements ont leur part de responsabilité dans les maux du moment.
Mais là, on commence à avoir de bons gros vrais problèmes : démantèlement de la société, menaces environnementales, dérives financiarisantes.
La culture comme solution. Oui, oui, oui, si, si, vous verrez.
Enfin non : nous ne serons plus là.
En attendant, on appellera ça des règles. Des lois, des traités par-ci, par-là.
Voire une forme de morale finalement. Au sens d'un système de principes partagés et reconnus comme justes.
Parfois, je me demande si je ne suis pas du genre post-chrétien de gauche.
Mais alors, surtout, la politique, c'est accessoire. Le plus important, c'est la société, ses mouvements, ses choix. Et la politique devrait se faire plus humble face à ça.
L'élection du président de la République au suffrage universel direct est sans doute un grand désastre dans ce domaine.
Il n'y a que la société dans son ensemble qui puisse prendre de vraies décisions. Le peuple, souverain. C'est écrit tout en haut, dans la Constitution.
Les partis politiques ne sont que les reflets de quelques vagues de la société.
Et en ce moment, au centre, c'est plutôt la risée, dans les deux sens du terme d'ailleurs.
Alors, je n'ai pas trop envie d'attendre 13 générations de plus pour qu'un sursaut se produise, vous comprenez ?
Parce que 40 000 générations de petits-enfants nous regardent déjà gesticuler et faire des ronds dans l'eau, entre deux grosses vagues.
Cherche capitaine désespérément.
PS : le titre, c'est un ordre de barre, dans la Marine, quand on ne sait plus trop où on en est et qu'il nous faut un peu de temps pour faire le point, tu vois ?
lundi 10 mai 2010
Des marchés financiers, de l'Europe, de ton avenir.
Les bourses mondiales connaissent de très importantes variations. Les doutes liés à l'activation du plan d'aide de l'Union Européenne à la Grèce et les révision à la baisse des notes des dettes souveraines de la Grèce, de l'Espagne et du Portugal ne doivent pas y être étrangers.
L'Euro est également emporté et continue de se déprécier.
Et au passage, le Dow Jones a connu sa plus forte variation au cours d'une journée depuis sa création (-9,06%).
Les marchés ont donc jugé probable la faillite de la Grèce à terme, risquant d'entraîner celle de l'Espagne et du Portugal.
Dans le même sillage, le gouvernement français annonce son train de mesures d'austérité : gel des dépenses de l'Etat, des territoires, des dépenses sociales, rabotage des niches fiscales. L'objectif est de ramener le déficit public à 6% du PIB dès 2011 et à 3% dès 2013 (contre 7,9% en 2009 et 8,2% attendus pour 2010). Et ceci afin de revenir dans les clous du pacte de stabilité monétaire.
Dès ce lundi, l'Europe a commencé à se doter de moyens pour protéger l'Euro et autorisant la Commission à prêter 60 milliards d'Euros en son nom et en établissant un fonds de 440 milliards supplémentaires à prêter par les Etats membres qui peuvent se le permettre.
Barack Obama assure l'Europe du soutien américain, notamment au travers des interventions du FMI.
Clairement, la situation est hors de contrôle, très grave. Crise des dettes européennes, crise de l'Euro, crise de l'Europe. Les marchés ont la puissance de feu de casser l'Euro facilement. Ils ont les armes qu'il faut, ils maîtrisent les mécanismes monétaires qui peuvent détruire cet embryon d'Europe. Et ils ont de bonnes raisons de le faire. Notre malheur est que nous n'allons pas pouvoir la restaurer rapidement.
Il y a un conflit majeur entre les marchés (planétaires) et les politiques (nationaux).
Contrairement à ce que l'on pensait , pour l'instant, les marchés ont repris la main au détriment des États.
L'Europe est bancale. Depuis longtemps. Mal fichue. Sans gouvernement économique. Avec un système institutionnel mal fait. Aucun mécanisme de solidarité interne n'existe concrètement, on le voit bien avec la Grèce.
Il a fallu 6 mois à l'Europe pour répondre à la question des marchés : "Que faites-vous pour assister un État membre qui défaille ?". 6 mois. Pour l'Allemagne concède. Daigne.
Si les États européens avaient réagi plus tôt, il n'y aurait jamais eu de crise grecque.
"In war, you win or lose, live or die - and the difference is an eyelash."
- General Douglas MacArthur
Évidemment, les marchés vont tester la solidité, la profondeur de ce nouvel objet financier encore très incertain, inconnu. Et dans cette séance de tests à venir, tout est possible. Les endoscopies ne sont jamais agréables. Et les anesthésies collectives peu pratiquées.
Que faudrait-il faire ?
Le processus d'intégration est directement en cause. Depuis la création de l'Euro, il ne se passe plus rien. Les égoïsmes ont repris le dessus. Le chacun pour soi est revenu au goût du jour, l'air de rien. Les marchés l'ont compris. Ils ont commencé à exploiter cette défaillance stratégique. Nous sommes au milieu d'un gué, à découvert, prêts à nous faire traire, État après État.
Vite, il faut reprendre la marche vers l'intégration européenne. Donner des moyens à la Commission, à la Banque Européenne d'Investissement en matière d'emprunt. Jacques Delors l'avait proposé il y a vingt ans. Ce que l'Europe des Nations n'a jamais accepté.
La BCE a, dans les limites de ses compétences, été exemplaire, réactive.
Ou bien l'Europe est cassée par les marchés. Ou bien l'Europe repart - mais derrière quel leader ? Et avec quelle volonté des peuples ? Cette question est d'autant plus aiguë que les opinions ne vont pas rester indifférentes aux plans de rigueur à venir.
L'incertitude domine.
Il faudrait 600 milliards d'Euros pour éviter l'éclatement de la bulle des dettes souveraines.
Où est notre unité politique pour traiter ces questions ?
Les adversaires des étapes précédentes de la construction européenne, nous sommes en train de leur donner raison.
La construction de la Banque Européenne repose sur l'illusion que les marchés peuvent s'auto-réguler, en l'absence de tout contrôle politique qui assure que la croissance générée permette de compenser à terme la dette contractée.
Notre avenir dépend de notre capacité à rompre avec nos habitudes.
Ce message s'adresse surtout à nos amis d'Outre-Rhin dont les responsables politiques n'assument pas les choix politiques monétaires passés.
Peut-on dans cette période poser la question de savoir comment sortir un pays de la zone Euro ?
Le discours allemand sur la "punition" des Grecs était surréaliste. La responsabilité de l'Allemagne est importante.
La raison seule ne nous protégera des marchés. 43% des exportations de l'Allemagne sont tournées vers la zone Euro. Qui sont les PIGS ?
Entre les États-Unis, qui reprennent la route de la croissance et recréent des emplois, et l'Asie-Chine, impériale et conquérante, l'Europe découvre son déclin.
Où est l'Europe politique ? Où est notre destinée commune ? Quelle est le point de convergence ?
L'Euro est également emporté et continue de se déprécier.
Et au passage, le Dow Jones a connu sa plus forte variation au cours d'une journée depuis sa création (-9,06%).
Les marchés ont donc jugé probable la faillite de la Grèce à terme, risquant d'entraîner celle de l'Espagne et du Portugal.
Dans le même sillage, le gouvernement français annonce son train de mesures d'austérité : gel des dépenses de l'Etat, des territoires, des dépenses sociales, rabotage des niches fiscales. L'objectif est de ramener le déficit public à 6% du PIB dès 2011 et à 3% dès 2013 (contre 7,9% en 2009 et 8,2% attendus pour 2010). Et ceci afin de revenir dans les clous du pacte de stabilité monétaire.
Dès ce lundi, l'Europe a commencé à se doter de moyens pour protéger l'Euro et autorisant la Commission à prêter 60 milliards d'Euros en son nom et en établissant un fonds de 440 milliards supplémentaires à prêter par les Etats membres qui peuvent se le permettre.
Barack Obama assure l'Europe du soutien américain, notamment au travers des interventions du FMI.
Clairement, la situation est hors de contrôle, très grave. Crise des dettes européennes, crise de l'Euro, crise de l'Europe. Les marchés ont la puissance de feu de casser l'Euro facilement. Ils ont les armes qu'il faut, ils maîtrisent les mécanismes monétaires qui peuvent détruire cet embryon d'Europe. Et ils ont de bonnes raisons de le faire. Notre malheur est que nous n'allons pas pouvoir la restaurer rapidement.
Il y a un conflit majeur entre les marchés (planétaires) et les politiques (nationaux).
Contrairement à ce que l'on pensait , pour l'instant, les marchés ont repris la main au détriment des États.
L'Europe est bancale. Depuis longtemps. Mal fichue. Sans gouvernement économique. Avec un système institutionnel mal fait. Aucun mécanisme de solidarité interne n'existe concrètement, on le voit bien avec la Grèce.
Il a fallu 6 mois à l'Europe pour répondre à la question des marchés : "Que faites-vous pour assister un État membre qui défaille ?". 6 mois. Pour l'Allemagne concède. Daigne.
Si les États européens avaient réagi plus tôt, il n'y aurait jamais eu de crise grecque.
"In war, you win or lose, live or die - and the difference is an eyelash."
- General Douglas MacArthur
Évidemment, les marchés vont tester la solidité, la profondeur de ce nouvel objet financier encore très incertain, inconnu. Et dans cette séance de tests à venir, tout est possible. Les endoscopies ne sont jamais agréables. Et les anesthésies collectives peu pratiquées.
Que faudrait-il faire ?
Le processus d'intégration est directement en cause. Depuis la création de l'Euro, il ne se passe plus rien. Les égoïsmes ont repris le dessus. Le chacun pour soi est revenu au goût du jour, l'air de rien. Les marchés l'ont compris. Ils ont commencé à exploiter cette défaillance stratégique. Nous sommes au milieu d'un gué, à découvert, prêts à nous faire traire, État après État.
Vite, il faut reprendre la marche vers l'intégration européenne. Donner des moyens à la Commission, à la Banque Européenne d'Investissement en matière d'emprunt. Jacques Delors l'avait proposé il y a vingt ans. Ce que l'Europe des Nations n'a jamais accepté.
La BCE a, dans les limites de ses compétences, été exemplaire, réactive.
Ou bien l'Europe est cassée par les marchés. Ou bien l'Europe repart - mais derrière quel leader ? Et avec quelle volonté des peuples ? Cette question est d'autant plus aiguë que les opinions ne vont pas rester indifférentes aux plans de rigueur à venir.
L'incertitude domine.
Il faudrait 600 milliards d'Euros pour éviter l'éclatement de la bulle des dettes souveraines.
Où est notre unité politique pour traiter ces questions ?
Les adversaires des étapes précédentes de la construction européenne, nous sommes en train de leur donner raison.
La construction de la Banque Européenne repose sur l'illusion que les marchés peuvent s'auto-réguler, en l'absence de tout contrôle politique qui assure que la croissance générée permette de compenser à terme la dette contractée.
Notre avenir dépend de notre capacité à rompre avec nos habitudes.
Ce message s'adresse surtout à nos amis d'Outre-Rhin dont les responsables politiques n'assument pas les choix politiques monétaires passés.
Peut-on dans cette période poser la question de savoir comment sortir un pays de la zone Euro ?
Le discours allemand sur la "punition" des Grecs était surréaliste. La responsabilité de l'Allemagne est importante.
La raison seule ne nous protégera des marchés. 43% des exportations de l'Allemagne sont tournées vers la zone Euro. Qui sont les PIGS ?
Entre les États-Unis, qui reprennent la route de la croissance et recréent des emplois, et l'Asie-Chine, impériale et conquérante, l'Europe découvre son déclin.
Où est l'Europe politique ? Où est notre destinée commune ? Quelle est le point de convergence ?
samedi 28 novembre 2009
Régionales Lorraine
Alors voilà, c'est reparti, la cocotte se remet à chauffer : c'est bientôt le retour des élections régionales.
(notez dans vos calepins, les 14 et 21 mars 2010, pile entre les vacances d'hiver et celles de Pâques)
Les élections directes, je ne comprends pas pourquoi on en a autant. Présidentielles, législatives, européennes, régionales, municipales, cantonales, plus les référendums. En gros, il n'y a que pour les sénatoriales où on est peinard. Quel bordel, non ? Ça donne quelle représentativité, au final ?
Faute de compétences dans le domaine, je ne vais pas rentrer dans le détail de notre Constitution.
Mais, un jour, si un type influent pouvait remettre tout ça à plat, ce serait bon.
La politique, c'est la conduite des affaires publiques. De quelles affaires publiques parle-t-on là ?
De toutes celles pour lesquelles j'accepte de payer pour que des institutions non marchandes les prennent en charge.
Assis dans mon canapé, je regarde autour de moi. Il me faut de l'eau, un marché, de l'électricité, des routes, des voies ferrées, des réseaux de télécommunication, des centres de soin, des écoles, des salles de spectacle, des aménagements sportifs, des trucs comme ça quoi.
Je ne vois pas comment on peut expliquer qu'il y ait besoin de plus de deux niveaux pour gérer tout ça : un national, qui concentre les compétences à champ d'application étendu, et un local, qui permet les arbitrages d'implantation et la gestion à échelle humaine. Tout le reste n'est que vétille (péremptoire ? :p)
Évidemment, après, il faut aussi contrôler les marchés financiers, garantir l'intégrité de nos institutions, entretenir des relations saines avec les autres puissances politiques, tous les trucs qui devraient être gérés à l'échelle du continent. Le maintien de la biodiversité, la sécurité alimentaire, le réchauffement climatique. Là, c'est autre chose, c'est un autre débat (on peut tenter de l'avoir à un niveau inférieur, mais ce serait un leurre).
Hors donc, voilà-t-y pas que les Régionales approchent. Dans 26 régions, nous allons voter. Oui, 26. Avant, je pensais qu'il y en avait 22, mais en fait non, il y a aussi des DOM TOM (ROM ?), sans compter Mayotte, qui trépigne.
Les régions sont nées d'un échec : le "non" au référendum de 69, qui rangea de Gaulle dans des manuels d'histoire, sur les étagères de nos bibliothèques.
Du coup, c'est devenu un machin un peu boiteux, coincé entre les historiques Chambres de Commerce et d'Industrie et les préfectures de région, sans parler des pôles de compétitivité.
Vraiment, je ne vois pas l'intérêt de voter à nouveau pour élire un pouvoir exécutif intermédiaire. Je n'aime pas les intermédiaires (surtout financiers cela dit).
On ne devrait voter que trois fois : pour élire les députés, les administrateurs et les juges.
Bref, quoiqu'il en soit, j'ai rencontré un candidat à la tête de liste Modem en Lorraine, Claude Bellei.
Je vais vous dire, c'est pas le genre de gars à s'encombrer de l'avis des autres, mais je sais qu'on partage les mêmes valeurs, les mêmes principes directeurs, et je sais que, quand il aura à le faire, il prendra les mêmes décisions que moi : celles qui respectent ces valeurs de liberté, de responsabilité, de justice et d'épanouissement que nous partageons.
(notez dans vos calepins, les 14 et 21 mars 2010, pile entre les vacances d'hiver et celles de Pâques)
Les élections directes, je ne comprends pas pourquoi on en a autant. Présidentielles, législatives, européennes, régionales, municipales, cantonales, plus les référendums. En gros, il n'y a que pour les sénatoriales où on est peinard. Quel bordel, non ? Ça donne quelle représentativité, au final ?
Faute de compétences dans le domaine, je ne vais pas rentrer dans le détail de notre Constitution.
Mais, un jour, si un type influent pouvait remettre tout ça à plat, ce serait bon.
La politique, c'est la conduite des affaires publiques. De quelles affaires publiques parle-t-on là ?
De toutes celles pour lesquelles j'accepte de payer pour que des institutions non marchandes les prennent en charge.
Assis dans mon canapé, je regarde autour de moi. Il me faut de l'eau, un marché, de l'électricité, des routes, des voies ferrées, des réseaux de télécommunication, des centres de soin, des écoles, des salles de spectacle, des aménagements sportifs, des trucs comme ça quoi.
Je ne vois pas comment on peut expliquer qu'il y ait besoin de plus de deux niveaux pour gérer tout ça : un national, qui concentre les compétences à champ d'application étendu, et un local, qui permet les arbitrages d'implantation et la gestion à échelle humaine. Tout le reste n'est que vétille (péremptoire ? :p)
Évidemment, après, il faut aussi contrôler les marchés financiers, garantir l'intégrité de nos institutions, entretenir des relations saines avec les autres puissances politiques, tous les trucs qui devraient être gérés à l'échelle du continent. Le maintien de la biodiversité, la sécurité alimentaire, le réchauffement climatique. Là, c'est autre chose, c'est un autre débat (on peut tenter de l'avoir à un niveau inférieur, mais ce serait un leurre).
Hors donc, voilà-t-y pas que les Régionales approchent. Dans 26 régions, nous allons voter. Oui, 26. Avant, je pensais qu'il y en avait 22, mais en fait non, il y a aussi des DOM TOM (ROM ?), sans compter Mayotte, qui trépigne.
Les régions sont nées d'un échec : le "non" au référendum de 69, qui rangea de Gaulle dans des manuels d'histoire, sur les étagères de nos bibliothèques.
Du coup, c'est devenu un machin un peu boiteux, coincé entre les historiques Chambres de Commerce et d'Industrie et les préfectures de région, sans parler des pôles de compétitivité.
Vraiment, je ne vois pas l'intérêt de voter à nouveau pour élire un pouvoir exécutif intermédiaire. Je n'aime pas les intermédiaires (surtout financiers cela dit).
On ne devrait voter que trois fois : pour élire les députés, les administrateurs et les juges.
Bref, quoiqu'il en soit, j'ai rencontré un candidat à la tête de liste Modem en Lorraine, Claude Bellei.
Je vais vous dire, c'est pas le genre de gars à s'encombrer de l'avis des autres, mais je sais qu'on partage les mêmes valeurs, les mêmes principes directeurs, et je sais que, quand il aura à le faire, il prendra les mêmes décisions que moi : celles qui respectent ces valeurs de liberté, de responsabilité, de justice et d'épanouissement que nous partageons.
samedi 1 août 2009
#LMAB09
Ce fut une journée rare. Une journée précieuse.
Réveil à 5h15. Déjà, la veille, concevoir l'idée que je dusse me lever avant le soleil fut une épreuve en soi.
Dehors, pas un spatz ne pépiait. Ou alors, je ne les remarquai pas. C'est bien possible.
A la gare de Metz, je m'amputai de ma moitié. Heureusement toujours à demi-endormi, je survécus à la douleur de cette ablation. Ceci sans anesthésie. Pourtant remboursée, dans les opérations si délicates. It is the Crisis, you know. Faut être solidaire. Et prendre des génériques.
[petite digression télévisuelle] A propos de générique, faut reconnaître que la bande-son de l'Amour est dans le pré est assez fortiche. Chaque titre qui passe, en fond, couvert par les meuglements et autres ricanements primesautiers, mérite qu'on s'y intéresse un instant. Déjà, dans le générique, ah tiens, puisqu'on en parle, le titre entêtant de James Blunt, accrocheur "My life is brillant, my life is pure, I saw an angel, of that I'm sure" avec son jouli ptit air de piano et tout, mais aussi, après. J'en ai pris conscience en reconnaissant un titre de Death in Vegas de 1999, "Alladin's story". Et ouais. C'est pas sur Secret Story qu'on travaille la bande-son hein.
De retour à la maison, j'écoutai ma raison qui proposait de me replonger dans un coma forcé.
Réveil à 10h35. Ah. Voilà. C'est comme ça que ça devrait être tous les jours ! À cette heure là, tout est en place. Les figurants, le décor, la lumière. Le protagoniste peut faire son entrée (vanité ? nan).
@jcdr, journaliste professionnel senior confirmé pour de vrai de France 3, a convié tout ce que la twittosphère de Lorraine compte de bloggers et autres parasites 2.0 dans mon genre à un pic-nic #republiquedesblogs avec entrée VIP.
Ouais.
J'arrive vers 12h45 sur le parking public (tout en bas à droite, entre Toubouctou et Anchorage) il fait déjà chaud. Mon Tweetie a aussi besoin d'être rafraichi. Edge, une seule barre. Erk. @defred semble être déjà sur place. Mais il ne donnera plus de signe de vie. Biatche. Me voilà en route vers le hangar 610, en haut à gauche, entre Moscou et Téhéran.
Arrivé au hangar 610, je me rends compte que je suis plus crétin qu'un Bidochon à son premier rendez-vous avec sa Raymonde. Pas de jambon dans son torchon, pas d'arrosoir. Crotte. À quoi ça ressemble un blogueur messin ? Sans doute courbé sur son 3GS à pianoter avec furie.
Et là, gros plantage de notre ami @jcdr. Et oui, vous comprenez. Le Conseil Régional a fait péter le Marco Tullio alors bon.
Et alors là, il y a un gros truc à retenir pour l'année prochaine pour jouir d'un espace de recueillement postérieur spirituel digne d'un VIP. Rendez-vous dans le hangar de la société GECI qui fabrique le SkyLander et met accessoirement à disposition des visiteurs ses lieux de commodités, que j'ai honoré justement.
C'est à ce moment que @stauziede signale qu'il vient de croiser @jcdr !! Ah ah ah. Quoiqu'amusant, je n'en suis pas moins toujours au même point. C'est-à-dire nulle part.
"Hey ! Vous êtes où ?
- Devant le camion animation."
Il y a bien un camion du Conseil Régional de Lorraine qui passe du Johnny Halliday à tue-tête, mais d'animation, point.
Mais voilà.
L'accès pour accéder n'était pas accessible.
Faut-il braver l'interdit ? Attention hein. Nous sommes en Lorraine, n'oublions pas. Une terre majoritairement marquée par 50 ans d'une germanisation accélérée.
Je me rappelai judicieusement que l'Innerfrankreich, dont fait partie la Meurthe-et-Moselle de Chambley, fut épargné par cette acculturation disciplinaire et transgressa gauloisement l'interdit.
Je fus accueilli par un "On a enfin retrouvé PapaFrantz !", un peu sur l'air de la 7ème Compagnie. Je retrouvai @jcdr, @stauziede (toujours impressionant de rencontrer une telle sommité en vrai !), @defred (celui de tout-metz.com), @etauziede (avec son gros appendice) et @pamy (et son super tee-shirt que c'est elle qui commande).
J'ai raté @lebateleur2 et @undessinparjour de peu... quel dommage !
Il y avait un PC avec un clavier pour les blondes, avec des touches colorées. C'était très joli. Le reste, j'ai rien compris. @jcdr a expliqué plein de trucs techniques à @stauziede (mais pas comment se servir d'un dictaphone numérique, ahaha, private joke inside). Après un petit jus d'orange (une sorte de rétro-redevance), notre hôte doit s'occuper de son direct (cf. http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=b54a_1920 à partir de 12min 30s). Et oui, c'est un pro, en plein boulot !
Sur la photo, vous l'aurez peut-être remarqué, je ne tiens personne par les épaules. C'est parce que je n'ai pas d'ami.
Ah si tiens, peut-être celui qui est accroupi. Mais je ne me souviens plus de son nom. Il ne doit pas avoir de compte Twitter en plus...
Cette fabuleuse journée prend fin. Côté ballons, aérostats, mongolfières, tout ça, le bilan est assez modéré.
Il y avait plein d'exposants, un peu comme une petite foire. Le thème dominant, c'était le bio. Je n'ai pas eu le temps de m'y arrêter, mais un stand a retenu mon attention : "Toucher euphonique derviche 15 €". C'était tout à la fois intrigant et ridicule.
Une journée nouvelle. Une journée rare, comme j'en voudrai d'autres. S'il vous plaît, toi là-haut, dans ta grande indifférence, le Directeur Artistique de tout ce plan, entre deux rails, pense à m'en remettre une dose de temps en temps.
PS : @defred m'a dit le prénom de son enfant à naître en octobre mais il m'a fait promettre de ne rien dire. Et comme je pourrai en avoir besoin un jour, en cas de conflit avec ma banque, je resterai muet (mdr).
Et merci Jean-Christophe, GG.
jeudi 16 avril 2009
Vinvin et Suprême NKM
"Le membre du Gouvernement que je préfère ?"
On a du mal à répondre, non ?
On pense d'abord à ceux qu'on ne voudrait plus voir !
Mais alors, moi, cash, je vous réponds Nathalie Koczs... Kochius... Nathalie-dont-le-nom-ne-s'écrit-pas, NKM.
Faut pas me demander pourquoi, c'est comme ça. Je sais, ce n'est pas raisonnable, ce n'est pas bien peut-être, mais on ne se refait pas !
Et qui étudie-t-elle ?
Mon Vinvin ! Incroyable ! Le choc des monstres !
Pourtant, il nous avait prévenu, le Vinvin.
Et voilà le résultat.
Puis, mon moment de grâce - merci Twitter :

... que n'aurais-je donné pour être un petite souris à ce moment-là !
On a du mal à répondre, non ?
On pense d'abord à ceux qu'on ne voudrait plus voir !
Mais alors, moi, cash, je vous réponds Nathalie Koczs... Kochius... Nathalie-dont-le-nom-ne-s'écrit-pas, NKM.
Faut pas me demander pourquoi, c'est comme ça. Je sais, ce n'est pas raisonnable, ce n'est pas bien peut-être, mais on ne se refait pas !
Et qui étudie-t-elle ?
Mon Vinvin ! Incroyable ! Le choc des monstres !
Pourtant, il nous avait prévenu, le Vinvin.
Et voilà le résultat.
Puis, mon moment de grâce - merci Twitter :

... que n'aurais-je donné pour être un petite souris à ce moment-là !
mercredi 15 avril 2009
e-Toumaï
Les premiers hominiens sont apparus il y a 6 ou 7 millions d'années. Homo est apparu il y a 2 millions d'années. Et me voilà, moi ! Délire.
Doué d'un comportement social très complexe et d'une grande expressivité faciale permettant de manifester ses émotions - Homo est par exemple mort de rire quand une loi est rejetée par 21 députés à l'Assemblée Nationale.
Homo a inventé les smileys, interactifs et expressifs. Le smiley est l'essence de Homo Numericus. Vous verrez, un jour, dans trente ans, un docteur en sociologie lira ce post et en fera une thèse de 670 pages.
Homo a aussi conscience de lui-même. Bonne ou mauvaise, c'est une autre question !
Homo est en train de prendre conscience qu'il déconne à plein tube avec sa petite planète Terre, bijou astral qui tourne en rond autour d'une étoile, une étoile parmi les 200 milliards de la Voie Lactée, parmi les 100 milliards de galaxie de l'univers
Homo a aussi conscience de n'être qu'une parenthèse absurde dans une énorme encyclopédie cosmique.
Les glaces polaires permettent de retrouver l'évolution du taux de gaz carbonique de l'atmosphère. Et là, faut pas être scientifique pour y voir l'empreinte de l'homme.
Pour en déduire un impact sur le climat, il faut sans doute être un peu plus Sapiens que simple Homo, mais l'évolution de la température moyenne du globe interroge.

Pour ceux qui veulent encore se faire peur, il y a l'excellent rapport du GIEC. 37 pages, un peu raide, c'est vrai, mais vous ne pourrez pas dire que vous n'étiez pas au courant et que c'est un détail de l'histoire.
Les transports sont responsables de plus du quart des émissions nationales de gaz à effet de serre en France. Les émissions dues aux transports ont augmenté de 20% entre 1990 et 2006. Cet accroissement s'explique principalement par l’augmentation du trafic routier. C'est pas moi qui le dit, c'est le Gouvernement.
D'où la solution : la voiture propre, sans gaz émis.
J'ai de sérieux doute sur le bilan énergétique de la voiture à hydrogène : la production et la distribution de gaz dihydrogène liquide n'est pas aisée, contrairement à l'électricité. Et que dira-t-on des accidents qui ne manqueront pas d'être explosifs et spectaculaires. L'impact médiatique sera terrible.
Je parie sur la voiture électrique.
Double problème : l'autonomie des batteries et leur temps de rechargement. Une solution : dissocier les batteries des véhicules. Un peu comme pour les jeux électroniques "piles non comprises". On achète une voiture nue, sans batterie. Et on loue les batteries dans des stations services.
Quand la batterie est à plat, on va la remplacer par une batterie chargée. Avec un système standardisé, ça prend 2 minutes. En plus, le circuit de retraitement des batteries est maîtrisé. C'est l'idée de Shai Agassi. J'adhère !! (clip vidéo reçu dans un twit de @ssschwarz)
Bref, standard de batterie et stations d'échange : regarde Toumaï, Homo va essayer de continuer à vivre sur Terre un peu plus de 100 ans !
Doué d'un comportement social très complexe et d'une grande expressivité faciale permettant de manifester ses émotions - Homo est par exemple mort de rire quand une loi est rejetée par 21 députés à l'Assemblée Nationale.
Homo a inventé les smileys, interactifs et expressifs. Le smiley est l'essence de Homo Numericus. Vous verrez, un jour, dans trente ans, un docteur en sociologie lira ce post et en fera une thèse de 670 pages.
Homo a aussi conscience de lui-même. Bonne ou mauvaise, c'est une autre question !
Homo est en train de prendre conscience qu'il déconne à plein tube avec sa petite planète Terre, bijou astral qui tourne en rond autour d'une étoile, une étoile parmi les 200 milliards de la Voie Lactée, parmi les 100 milliards de galaxie de l'univers
Homo a aussi conscience de n'être qu'une parenthèse absurde dans une énorme encyclopédie cosmique.
Les glaces polaires permettent de retrouver l'évolution du taux de gaz carbonique de l'atmosphère. Et là, faut pas être scientifique pour y voir l'empreinte de l'homme.
Pour en déduire un impact sur le climat, il faut sans doute être un peu plus Sapiens que simple Homo, mais l'évolution de la température moyenne du globe interroge.
Pour ceux qui veulent encore se faire peur, il y a l'excellent rapport du GIEC. 37 pages, un peu raide, c'est vrai, mais vous ne pourrez pas dire que vous n'étiez pas au courant et que c'est un détail de l'histoire.
Les transports sont responsables de plus du quart des émissions nationales de gaz à effet de serre en France. Les émissions dues aux transports ont augmenté de 20% entre 1990 et 2006. Cet accroissement s'explique principalement par l’augmentation du trafic routier. C'est pas moi qui le dit, c'est le Gouvernement.
D'où la solution : la voiture propre, sans gaz émis.
J'ai de sérieux doute sur le bilan énergétique de la voiture à hydrogène : la production et la distribution de gaz dihydrogène liquide n'est pas aisée, contrairement à l'électricité. Et que dira-t-on des accidents qui ne manqueront pas d'être explosifs et spectaculaires. L'impact médiatique sera terrible.
Je parie sur la voiture électrique.
Double problème : l'autonomie des batteries et leur temps de rechargement. Une solution : dissocier les batteries des véhicules. Un peu comme pour les jeux électroniques "piles non comprises". On achète une voiture nue, sans batterie. Et on loue les batteries dans des stations services.
Quand la batterie est à plat, on va la remplacer par une batterie chargée. Avec un système standardisé, ça prend 2 minutes. En plus, le circuit de retraitement des batteries est maîtrisé. C'est l'idée de Shai Agassi. J'adhère !! (clip vidéo reçu dans un twit de @ssschwarz)
Bref, standard de batterie et stations d'échange : regarde Toumaï, Homo va essayer de continuer à vivre sur Terre un peu plus de 100 ans !
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